Apprendre une langue, ça s’apprend

Qui n’a jamais été en admiration devant un polyglotte qui maîtrise six langues avec une facilité déconcertante, et en apprend une septième en deux mois ? C’est sûr, il a un don ! Alors que moi, six, c’est plutôt la note que j’ai eu à mon bac d’Italien…

Et pourtant, la seule chose qui nous sépare est une méthode rodée et de solides habitudes.

Démystifions les polyglottes

Car plus on connaît de langues, plus il est facile d’en apprendre de nouvelles. En effet, on a déjà  les techniques et les habitudes en place. Et avec un peu de chance, notre langue cible fait même partie d’une famille de langues qui nous est familière, ce qui facilite l’assimilation de la grammaire ou du vocabulaire grâce aux mots apparentés.

Un polyglotte n’abandonne pas durant les traversées du désert, car même si son niveau semble stagner, il sait que la maîtrise de la langue est à l’horizon.

Je ne suis pas polyglotte. Mais il y a moins d’un an, je suis débarqué en Allemagne et ai du me confronter à la langue locale, dont je n’avais absolument aucune notion — team anglais-italien oblige. Après m’être égaré pendant quelques mois, je me suis formé à l’apprentissage des langues. C’est une véritable passion que j’ai découvert !

Sur ce blog, je partagerai avec vous mes découvertes, mes échecs et surtout  les techniques et outils modernes que j’utilise pour apprendre l’Allemand. Ensemble, on déracinera les mythes et idées fausses qui ont poussé dans notre esprit, après des années d’échecs scolaires en langues.

Sans méthode, on va droit dans le mur

On a tendance à surestimer la difficulté d’apprentissage d’une langue, car peu parviennent à atteindre un bon niveau. Mais apprendre une langue, c’est avant tout un marathon. On ne s’y attaque pas sans préparation. Heureusement, pas besoin de parler comme un natif pour prendre plaisir à utiliser sa nouvelle langue. Voir son niveau progresser au fil des mois est même addictif, à condition de se fixer des objectifs clairs !

Une langue étrangère ne s’apprend plus comme il y a 20 ans sur les bancs de l’école. Fini d’apprendre par cœur les listes de verbes irréguliers ou de vocabulaire inutile (fruits, animaux). Après plusieurs mois en Allemagne, je ne connais toujours pas la traduction de “poire”. Je n’en ai jamais eu besoin pour en acheter !

À la place, j’ai une approche holistique et utilise des :

  • histoires haletantes avec une difficulté croissante,
  • ressources (livres, vidéos, podcasts, etc.) que je consommerais dans ma propre langue, tellement c’est intéressant,
  • conversations en visio-conférence avec des locuteurs natifs pour guider mes besoins en terme d’expression

Apprendre en autodidacte

Que vous suiviez des cours en groupe ou que vous soyez autodidacte, pour progresser vous allez devoir passer beaucoup d’heures seul avec la langue. Prendre en main votre apprentissage, c’est le meilleur moyen d’atteindre votre but.

Cela tombe bien, nous vivons dans une période idéale pour apprendre une langue par soi-même. En effet, nous avons accès à pléthore de ressources gratuites et il y a des centaines d’applications dédiées à l’apprentissage. De plus, il est très facile de trouver une tutrice ou un correspondant natif avec lesquelles discuter en visio-conférence.

Avec toutes ces possibilités, il est facile de se perdre en changeant de méthode toutes les semaines. Ou pire, de rester paralysé par le choix. Comprendre la façon dont une langue fait son nid dans notre cerveau aide à choisir les bonnes ressources, grâce auxquelles nous aussi on pourra alors prétendre au titre de polyglotte.

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